Eric Thuillier a écrit :
Je n’ai pu me rendre, comme j’avais prévu de le faire, à la réunion de Chancelade. J’emprunte donc ce canal qui a le mérite d’exister, en dépit de mon incrédulité sur la démocratie participative qui enthousiasme si fort le contributeur principal de votre forum. Avant d’engager de grands travaux qui n’offrent aucune garantie d’efficacité, pourquoi ne pas se contenter d’abord de moyens simples, destinés à amorcer le recours au transport en commun et adaptable en fonction des évolutions de la demande et des impératifs économiques ?
Dans l’immédiat le problème est de parvenir à ôter quelques centaines de voitures de la circulation aux heures de pointe. La configuration géographique de notre ensemble urbain est particulièrement propice à l’installation de deux vastes parking aux entrées est et ouest. Si ces parking sont d’accès facile et reliés entre eux à une cadence rapide, ils seront utilisés par des citoyens qui autant que par l’engorgement de la circulation sont préoccupés par la pollution et l’épuisement des ressources d’énergie.
En cas de succès, pourquoi se lancer dans de coûteux aménagements pour faciliter une circulation qui, étant réduite, cesserait d’être engorgée ?
Qu’est ce qui peut contribuer à ce succès ? 1 - Une concentration des moyens en matériels et en personnel sur les navettes entre les deux parking. Ce serai bien sûr, dans un premier temps, au détriment des lignes secondaires. 2 – Des parkings avec un accueil pour réceptionner les voitures mais aussi les vélos qui, en particulier par les écoliers, peuvent être facilement utilisés dans un rayon de trois km autour du point d’échange. Un accueil destiné aussi à prêter des vélos et disposant éventuellement de voitures légères pour aller quérir des personnes isolées. Si le temps d’attente est réduit à 10 minutes maximum au sein d’un espace couvert, chauffé et disposant à mesure de son développement de services divers (tels que ceux qui existent dans une gare), ce moyen sera employé parce qu’en plus de contribuer à l’intérêt général chacun y trouvera des intérêts personnels dont celui de la convivialité ne sera pas le moindre. Convivialité qui devrait conduire de plus en plus de gens à pratiquer le covoiturage jusqu’aux parkings, rendant ainsi inutile l’irrigation de l’habitat dispersé par les transports collectifs et garantissant, en proportion de l’augmentation de la fréquentation, des ressources pour améliorer l’offre.
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